IN THE WIND (Classic EM series vol. 17)
Track 4 was inspired by the short story "UnEarthed" by Matt Cowan, published in "Indiana Science Fiction Anthology 2011". Please scroll down the page for more information about this very interesting writer!


Self-release
IN THE WIND

The universe of music is in constant effervescence with the emergence of new technologies allowing to recreate an outfit of tones which oscillate between the sound fauna of the analog years and the more contemporary one. Mac belongs to this generation of musicians who like these new technologies. His last opus, “Aelectroid”, was completely conceived from a multitude of VST plugs-in and virtual instruments create by the Polish house Elektrostudio. It’s resulting in a cosmic experimentation album where the personal touch of the Italian synthesist is melting pleasantly to the steams of Tomita, Jean Michel Jarre and Synergy. It's a surprising mixture of styles which charms as much as it disconcerts. Reverberations full of resonances in a musical world at the borders of a cosmic stream à la Tomita opens "Men from the Moon", and Mac's 33rd opus, with a very heterogeneous approach. After this introductory cosmic storm, a soft solitary flute pierces the void and paves the way to a heavy wave-like sequence from which the key remains hung, creating a strange rhythmic subdivision which flows in a colorful sound dryad. More musical and more spectral, "Landslide" offers a similar structure where the tempo is molded on a minimalism sequence with a frenzied pulsation which clears its path among a variety of twisted solos. "Powerless" is more melodious with its soft cosmic bed song which introduces a synth chant and its analog sound effects of the 70's. It’s quite a nice track that awakes some souvenirs from the Space Art era. "The Asylum" plunges us into the strange spheres of Tangerine Dream, era Phaedra and Stratosfear, with a very beautiful fluty intro which shape an odd musical dance, depicting a fanciful madness born in a synth with twisted movements. Can we say that "Third from the Sun" is a wink of eye to the rumbas of Jarre? I think so! It’s another charming title, quite as "Too stupid to Suffer",which breathes the rattlers percussions effects of Jarre music on a soft approach with the sweet cosmic perfumes which enclosed Jarre's first 3 works. Mysterious, "Defining Moments" has no precise rhythms. Without being atonal this title evolves under various rhythmic approaches where a synth fuses its heavy strata, its oblong and resonant chords of which the brilliancy are encircled by a sequence pattern which turns like a cosmic carousel. I can’t avoid doing it, but each listening of "Dance of the Little Lights" drags me down in the universe of Synergy and the fabulous Chords. It’s a brilliant dance of lights where the sonorous imagination of Mac goes beyond his fiction vision. A very good music piece which depicts pretty well the electro-psychedelic universe of “Aelectroid”. After the soft and romantic lullaby that is "Warmth", "Aelectroids (Another Wing)" concludes in a kind of musical fiesta which resumes the musical and sound universe of “Aelectroid”. It’s a track at once complex and harmonious where the synths are sidestepping on quirky and split up rhythms, like the step of a fat cat on a razor wire. “Aelectroid” is this kind of musical madness which lives in the effervescent and ever insatiable creativity of Mac. It’s an excellent way to discovering the creative multiplicity of Mac on a varied album where he embraces all of his influences with this touch of creative outburst which makes the mark of this contemporary Banffi.

French version:

Soyons honnête! À chaque fois que j’ai approché une œuvre de Mac, je le faisais du bout des oreilles. Pour plusieurs, le synthésiste Italien n’est pas à prendre au sérieux. Enfermé dans sa tour d’ivoire Mac produit de la musique à un rythme infernal. D’une MÉ de style Berlin School classique à une MÉ d’horreur et de sci-fi en passant par du easy-listening et du gros rock progressif, Mac touche à tout et couche toutes ses fantaisies musicales sur CD, ou en format de téléchargement, qu’il offre gratuitement sur son site web. Considérant l’adage que la quantité noie la qualité; cette prolifération de musique et de genres en laisse plusieurs sceptiques quant à la qualité et l’intégralité de ses œuvres. Et pourtant! “In the Wind” est un très bel album où les racines d’une musique progressive italienne trempent dans des influences de Tangerine Dream des années 70. Faisant fi du snobisme dont il est l’objet de plusieurs de ses pairs, Mac peut aisément toiser ceux qui le regardent de haut car il démontre hors de tout doute que la gratuité peut aussi être synonyme de qualité. Après une brève ode des vents en "Prologue", les délicats tambours qui roulent parmi des brises électromagnétiques ouvrent les portes à l’étonnant "Be Ashamed" et ses rythmes bipolaires. Des couches de vieux orgues étalent un tapis occulte alors qu’un filet de synthé épouse les voix de sirènes fantomatiques qui ululent sur un superbe lit de séquences dont les ions sautillants creusent un délicat rythme circulaire. Les percussions harponnent cette spirale ascensionnelle que des strates de brume mellotronnées recouvrent d’une aura de poésie des années 70. Serein, le tempo culbute sur des percussions plus nourries et des séquences qui hoquètent furieusement alors que la cadence de "Be Ashamed" s’éprend d’un mouvement spasmodique où cymbales et lignes d’orgues dévastatrices emportent un rythme qui évolue frénétiquement pour atteindre son apogée avec des arpèges limpides qui festoient à l’ombre de furieux solos de synthé. Et mollement le tempo ralentit, pliant l’échine sous de fougueux grognements et lamentations d’une guitare qui échangent ses solos et ses riffs avec les solos d’un synthé aussi passionné qu’angélique. Ces structures protéiformes qui terrassent l’évolution de "Be Ashamed" sont la pierre angulaire de “In the Wind” où les rythmes lourds et pulsatoires à vélocité pluralisme s’égarent dans des ambiances tantôts éthérées et cosmiques. Avec ses brises métallisées qui chantent sous d’intenses intonations pulsatiles, "Cold Fury" est un prélude à "Unearthed" et à son univers musical qui balance entre Tangerine Dream (périodes Ricochet et Green Desert) et les visions apocalyptiques de Vangelis. L’intro étale un voile sombre avec de lourdes réverbérations entortillées qui grondent de leurs ondes âpres jusqu’au crépuscule d’un cosmos empreint de rêves embryonnaires. La structure émerge de son sommeil lunaire un peu après la 4ième minute avec le retour des réverbérations emmaillotées d’où s’échappe de belles complaintes de guitares, annonçant un rythme aux lentes enjambées ondulatoires qui zigzague maladroitement sous les souffles d’un synthé fantomatique. Et le rythme de "Unearthed" se déverse vers une structure plus progressive avec de très bonnes percussions et un mélange de solos de synthés et guitares dont les souffles perçants tournoient autour de délicats arpèges cristallins. Bien campé sur ses 23 minutes, "Wrong Week" démontre toute la diversité des rythmes et ambiances que l’on retrouve sur “In the Wind”. Musicale et intrigante, l’intro flotte entre deux sphères avec ses brèves nappes incertaines qui errent entre des tintements de cloches. Des ions séquencés percent cette membrane d’incertitude et dansent en une délicieuse spirale invertébrée dont le débit mouvementé serpente une nuée d’accords et de souffles perdus. L’ensemble trace un étonnant chassé-croisé de séquences et de mélodies torsadées qui zigzaguent en une délirante symbiose qui hoquète d’un rythme chaotique sous un tintamarre de percussions aux roulements tempétueux et de séquences spasmodiques. Ces touches hachurées virevoltent sous des brumes de mellotron et des spasmes mélodiques d’un synthé aux arômes psychédéliques ainsi que d’une guitare aux solos concis mais aux riffs lourds. Cette effervescence rythmique se calme vers la 14ième minute, période morphique de "Wrong Week" avec ses longs hululements caverneux qui soufflent dans un univers de tonalités ambiantes éclectiques. Une splendide flûte mellotronnée en émerge un peu après la 17ième minute, entraînant l’auditeur dans les terres oniriques du Dream des années Rubycon et Phaedra. Des souvenirs qui s’enracinent avec le lent staccato en crescendo qui suit et qui entraîne "Wrong Week" dans une superbe finale où l’approche électronique est imbibée de cette notion Daliesque qui cerne les structures de “In the Wind”. La pièce titre conclut cette étonnante découverte qu’est “In the Wind” avec une approche balladesque où une belle guitare acoustique polit ses notes mélancoliques dans les souffles d’une flûte de brume. C’est très beau! “In the Wind” est un solide opus! Plus qu’un album de MÉ conventionnelle, ce 17ième album de la collection Classic EM Series allie plusieurs univers sous le même couvert. En fusionnant les batteries et les séquences incisives, les synthés et les guitares aussi légers que lourds dans des ambiances planantes et spectrales, au sens propre du terme, Mac tisse un univers où les mondes parallèles se croisent dans une étonnante symbiose anarchie/mélodie. Et c’est sans doute la force de “In the Wind”; des rythmes et des ambiances qui évoluent en constant contraste avec les cheminements anticipés, gardant toujours l’auditeur sur le qui-vive.

Sylvain Lupari, www.gutsofdarkness.com and http://synthsequences.blogspot.it