DESTROYER OF MEMORIES (Classic EM series vol. 18)
Some people just disappear or fade from your life. Others manage to linger on long enough to destroy all the good memories you could preserve of them and the part of life you shared with them...


Self-release
DESTROYER OF MEMORIES

“Some people just disappear or fade from your life. Others manage to linger on long enough to destroy all the good memories you could preserve of them and the part of life you shared with them” Mac, May 2012. It's in this vision and these experiences of life that Mac conceived the main lines of the 18th album from his Classic EM series. You will have guessed it; “Destroyer of Memories” is a dark album. An album full of bitterness and resentment where the boiling Italian synthman averts his spells and faults with an EM which continues to investigate the labyrinths of the protean structures with rhythms and ambiences which call out to one another in a brilliant symbiosis where the paradox reigns in a universe of contrasts. The fine sequences which flutter at the opening of "How Sad" forge a nervous rhythmic approach which makes roll its timeless loops up to the heavy twists of a synth with acuteness breaths. Agile, they spin with grace in a glaucous universe where the harmonies are rising with pain in the soul before subdividing their rhythmic singings towards a more fluid movement, impregnating an undulatory rhythm which coos under the lyrics of a more melodious synth. "How Sad" is a great way to enter into the universe all in contrasts it of Mac. Flying on the wings of In the Wind, the Italian synthesist continues to merge his view of classic Berlin School with more progressive approaches or even downright rock as in "Why Now" and its tempo of gang of street which skips on the ample undulations of a line of bass. As much heavy it is, the beat is besieged by fleeting clouds of limpid sequences which come and go to titillate a robotics rhythm. A pace of lead which stumbles over isolated synth pads and heavy riffs of an electronic guitar that even the beautiful flights of a fluty mellotron can’t manage to contain. It’s little as if Peter Baumann's harmonious universe would meet a mixture of Synergy and Michael Rother in fury. "Like a Phonograph Caught in a Groove" widens its pattern of ambiguity in an eclectic mist from where emerge layers and floating coils of a melancholic synth. Sequences come out from these abstracted paintings to skip of an undulation which hiccups of spasmodic kicks in a sea of cloistered excitement. This dead rhythm embraces some more harmonious lights at around the 9th minute with the appearance of another sequential movement which sparkles of an evanescent crystalline tone before falling in an interstellar space where shines a multitude of isolated ions. Ions which trumpet like a concert of xylophone in emptiness before espousing a brief more concrete rhythmic structure. An ephemeral rhythm which plunges into an ambient finale stuffed with the heavy reverberations of a stormy synth which drops its laments in a cloud of ether. "No More" is a good post Düsseldorf School title with percussions which click of a movement introducing a parade of fashion with its cybernetic models. The movement is curt and fed by oscillating curves which undulate under a thick cloud of waves of an ochred synth which throws its sighs and lamentations through a blanket of mist. Stigmatized in its synth-pop approach, the tempo is switching shape in the middle-route, embracing a tangent as much technoïd as futurist with fine sequences to tones of a xylophone of glass which spin and dance vigorously under the twisted solos from a synth to hybrid tones."Last Attempt" is a brief escapade in an intergalactic universe, introducing the very ambient and vampiric "Just Vanish" which follows the stormy tangent of a tempo crushed by a tempestuous heaviness of a synthesized thunderstorm and its layers of an acrimonious synth, vestige of emotional tearings which strew the tortuous evolution of “Destroyer of Memories”, a work crystallized in its vindictive approach.

French version:

“Certaines personnes disparaissent ou s'estompent de votre vie. D'autres parviennent à s'attarder assez longtemps pour détruire tous les bons souvenirs que vous pourriez préserver d'eux et la partie de la vie que vous avez partagée avec eux ” Mac, Mai 2012. C’est dans cette vision et ces expériences de vie que Mac a conçu les grandes lignes le 18ième album de sa série Classic EM. Vous l’aurez deviné ; “Destroyer of Memories” est un album sombre. Un album plein d’amertume et de rancœur où le bouillant synthésiste Italien conjure ses sorts et torts avec une MÉ qui continue d’explorer les labyrinthes des structures protéiformes avec des rythmes et ambiances qui s’interpellent dans une brillante symbiose où le paradoxe règne dans un univers de contrastes. Les fines séquences qui volètent en ouverture de "How Sad" forgent une approche rythmique nerveuse qui fait rouler ses boucles intemporelles jusqu’aux lourdes torsades d’un synthé aux souffles acuités. Agiles, elles virevoltent avec grâce dans un univers glauque où les harmonies se dressent avec la douleur dans l’âme avant de subdiviser leurs chants rythmiques vers un mouvement plus fluide, imprégnant un rythme ondulatoire qui roucoule sous les lyrismes d’un synthé plus mélodieux. "How Sad" est une très belle porte d’entrée dans l’univers tout en contraste de Mac. Volant sur les ailes d’In the Wind, le synthésiste Italien continue de fusionner le Berlin School classique à des approches plus progressives ou même carrément rock comme dans "Why Now" et son tempo de gang de rue qui sautille sur les amples ondulations d’une ligne de basse. Aussi lourd soit-il le beat est assiégé par de fugaces nuages de séquences limpides qui vont et viennent titiller un rythme robotique. Une cadence de plomb qui trébuche sur des nappes isolées et des lourds riffs d’une guitare électronique que même les belles envolées de flûte mellotronné n’arrivent à contenir. C’est un peu comme si l’univers harmonique de Peter Baumann rencontrerait un mélange de Synergy et Michael Rother en furie. "Like a Phonograph Caught in a Groove" étend son canevas d’ambiguïté dans une brume éclectique d’où émergent les couches et torsades flottantes d’un synthé mélancolique. Des séquences émergent de ces toiles abstraites pour sautiller d’un mouvement ondulatoire qui hoquète de ruades spasmodiques dans une mer d’agitation cloîtrée. Ce rythme sans vie embrasse des lueurs plus harmoniques vers la 9ième minute avec l’apparition d’un autre mouvement séquentiel qui scintille d’une tonalité cristalline évanescente avant d’échoir dans un vide interstellaire où rayonne une multitude d’ions isolés. Des ions qui claironnent comme un concert de xylophone dans le vide avant d’épouser une brève structure rythmique plus concrète. Un rythme éphémère qui plonge dans une finale ambiante truffée de lourdes réverbérations d’un synthé orageux qui laisse tomber ses complaintes dans un nuage d’éther. "No More" est un bon titre post Düsseldorf School avec des percussions qui claquent d’un mouvement initiant une parade de mode et de ses mannequins cybernétiques. Le mouvement est sec et nourri de courbes oscillatoires qui ondulent sous une nuée d’ondes d’un synthé ocré qui lance ses soupirs et lamentations à travers un tapis de brume. Stigmatisé dans son approche synth-pop, le tempo rythme permute en mi-parcours, embrassant une tangente aussi technoide que futuriste avec de fines séquences aux tonalités de xylophone de verre qui virevoltent et dansent avec vigueur sous les solos torsadés d’un synthé aux tonalités hybrides. "Last Attempt" est une brève escapade dans un univers intergalactique, initiant le très ambiant et vampirique "Just Vanish" qui suit une orageuse tangente d’un tempo écrasé par la lourdeur tempétueuse d’un orage synthétisé et de ses couches de synthé acrimonieux, vestige des déchirements émotifs qui parsèment la tortueuse évolution de “Destroyer of Memories”, une œuvre cristallisée dans son approche vindicative.

Sylvain Lupari, www.gutsofdarkness.com and http://synthsequences.blogspot.it
copyright on all music material: Mac 2012